L’économie des Toambapiks


Sous-titré : « Une fable qui n’a rien d’une fiction. »

Edition « Raison d’agir » – Auteur : Laurent Cordonnier -prix public : 8€
Je mets quelques observations personnelles, en clair ou par l’usage de l’italique.

Quand un « expert » du FMI se mêle de transformer une économie locale agricole d’échange selon les canons de l’économie capitaliste !

Chapitre 1 : Les jardins

Sur une île, Cetouvu, un expert du FMI (Happystone) et son traducteur (Bougainville) sont « expédiés » pour étudier comment des propriétaires font cultiver leurs terres par les ouvriers agricoles. Il y a accord sur le temps de travail et le salaire de telle sorte que la terre la plus pauvre permet un petit gain, en nature, pour son propriétaire après règlement, en nature, du salaire.

Chapitre 2 : La cérémonie du Walras

Comment s’accorder sur le salaire minimum, commun à tous les salariés de toutes les terres, quelque soit leur rendement ?!
Quand employeur et employé conviennent qu’ils peuvent vivre du partage des vivres durant une semaine, temps consacré à la culture.
A cette fin, une cérémonie appelée le « walras » est organisé entre tous les employeurs et l’ensemble des ouvriers.
Le « walras » est une référence à Léon Walras, économiste. Dans cette cérémonie, il est supposé qu’ouvriers et propriétaires négocient à force égale. Pour « preuve », les candidats insatisfaits peuvent renoncer au salariat sans craindre la faim puisqu’ils peuvent cultiver leur propre lopin attenant à leur maison ou profiter de la pêche … Faute de système monétaire en place, contre le travail, le salaire est une part de la récolte.

Chapitre 3 : Le plan de Happystone

Pourquoi vouloir implanter le consumérisme dans cette île ?
Mystère, les populations le réclament, les autorités aussi.

Constat de l’Expert :
– Quand il y a une sorte de travail, il n’y a qu’un type de négociation patron/employeur (un travail contre un « panier »).
– Pour un marché d’échange entre deux biens (2 produits agricoles en l’espèce), il y a une négociation.
– Si les autorités locales diversifient la production agricole (passant de la monoculture – le Taro – à la polyculture de quatre denrées) nous voici avec un paiement en nature mais chaque ouvrier ne recevant qu’une sorte de denrée, il y a un troc qui s’organise entre les ouvriers. Avec 4 paniers disponibles et échangeables 10 marchés de troc s’organisent.
– Un panier peut s’échanger avec 3 autres, créant ainsi 6 marchés de troc possibles.
Or, tous ces marchés à mettre en place les uns par rapport aux autres est fastidieux. Il existe une solution pour simplifier : la création de la monnaie. Par contre, il faut veiller à la stabilité de la convertibilité, la mesurabilité entre le produit et sa valeur pour établir la confiance des usagers et bénéficiaires de la monnaie. Sans doute s’agit-il de la chrématistique dont nous parle Aristote.
Pris par l’enthousiasme de la polyculture, la production se diversifie, dynamisant les échanges au point de mettre en culture des terres jugées non rentables. N’est-ce pas artificiel ?
L’argent remplace l’ensemble du troc (salaire et échange des paniers). La création de la monnaie et du crédit, destinés aux propriétaires, s’établit après la création d’une banque centrale. Les propriétaires reçoivent une avance pour régler les salaires et ils remboursent avec le produit de la vente de la production agricole. La banque ne prend pas les récoltes, ce qui rompt l’égalité avec le propriétaire terrien.
L’auteur pratique un artifice en pratiquant la production à flux tendu avec une agriculture tropicale, dégagée des aléas climatiques et des saisons. Cet artifice me paraît préjudiciable à la mise en pratique mais démontre aussi a contrario que tous les biens ne sont pas forcément susceptibles de se soumettre à un même type de marché.

(P.64/65 ) Le billet a une contre-valeur, le kilo de Taros. Le billet de banque n’est pas un effet de commerce, ni une quelconque reconnaissance de dette ordinaire. En l’espèce, le billet est une dette publique tandis que l’emprunt est une dette privée et la banque centrale dispose d’une contre-valeur, la récolte, pour donner une valeur à ses billets (ses fonds propres).
Encore une facilité parce qu’un bien agricole est périssable ! Et comme dans l’affaire des assignats de la banque Law, sous Louis XV, les gens peuvent toujours avoir envie de revenir à l’ancien système.

Chapitre 4 : La mise en œuvre du plan

Le directeur de la banque centrale est l’une des épouses du chef, signe que la banque émane du pouvoir politique.
Le temps passant, les propriétaires de plusieurs terres avec diverses cultures décident par commodité de centraliser la vente de leur surplus de production sur une place de marché. Le soucis est que les ouvriers rémunérés en monnaie peuvent acheter de tout, les propriétaires en restent au troc. C’est une source de conflit car ils souhaitent aussi connaître la diversification alimentaire … Ils veulent accéder à la monnaie, comme les « autres » !

Chapitre 5 : La disparition des profits

Comment faire ?
La solution retenue est que l’argent ne doit pas retourner à la banque. Il doit rester dans le « circuit ». Mais, puisque toute la production des propriétaires est mise en vente pour qu’ils la transforme en argent, l’afflux de produits supplémentaires oblige à la baisse des prix pour garantir l’écoulement du stock. Pourquoi ce choix , Parce que la banque ne veut pas racheter de produits agricoles. L’auteur considère que la baisse du prix est l’engagement financier des propriétaires dans la banque centrale et sa création monétaire, comme s’ils avaient souscrit à son capital social. Je ne comprends pas cette réflexion.
A la suite de la baisse des prix, les propriétaires considèrent que leur « bénéfice » diminue. L’expert du FMI se demande si cette baisse est liée à la nature même de ce bien de consommation courante. Nous sommes alors page 101 et la réponse sera « oui » à la page 121.

Autres problèmes :
– des terres déjà non rentables avec les paiements en récoltes, le restent avec le passage à la monnaie mais cela devient « visible » avec le déficit d’exploitation.
– Le gouverneur de la banque centrale refuse la circulation de l’argent pour tout autre motif que le remboursement des avances sur salaires.
– La banque remarque qu’il y a plus de billets en circulation que « prévu ». Enquête faite, ils proviennent des propriétaires aux terres les plus fertiles qui « gagnent » plus que tous les autres…
– Pourquoi la banque centrale refuse la circulation des billets entre propriétaires : il s’agirait selon elle d’une preuve de mauvaise gestion, d’un non remboursement par un propriétaire de l’avance faite par la banque centrale pour les salaires. Donc, pour avoir du « liquide », les propriétaires les moins bien lotis doivent vendre leurs terres. Ainsi, ils reçoivent des fonds et peuvent « consommer » comme les autres … Mais que une fois ! Car quand c’est vendu, la terre est perdue !

Il n’empêche qu’avec cette vision des choses, il n’y a pas création de richesse puisque l’argent demeure la contrepartie du travail.
En conséquence de quoi, pour être une véritable contrepartie, la valeur du Topic est découplée du kilo de récolte au motif que le prix réel du kilo est de 0,80 Topic. Au total, le salaire de 4 kilos se transforme en 3,20 Topics et non plus 4. Le prix réel devient celui du coût de la vie, du pouvoir d’achat. Du coup, ce qui n’était pas rentable à 4 Topics le redevient à 3,20 … pour certains propriétaires un peu justes. Le prix des biens baisse aussi parce que tout le monde veut vendre son « bénéfice » sans avoir la monnaie ! Autre soucis d’incohérence de scénario : la vente de la production ne se fait qu’entre propriétaires et salariés agricoles oubliant le reste de la population qui pourrait avoir son mot à dire et avoir envie d’argent !

Chapitre 6 : Le calvaire de Happystone

Et comme ces bouleversements suscitent des révoltes et des insatisfactions, Happystone se retrouve aux arrêts de rigueurs. Pour un expert du FMI, sauf aventure Argentine, c’est de la pure fiction !
D’autant que si les salaires ont baissés (3,20 contre 4 ) les prix des denrées demeurent. Pourtant, après des résistances, les prix des denrées baisses et s’adaptent.

Chapitre 7 : L’investissement et la réapparition des profits

La sœur du gouverneur de la banque centrale négocie la sortie de prison de Happystone contre la mise en place d’une politique d’investissement devant mécaniquement créer des profits. Il y a création de richesses qui ne viennent pas encombrer la production de biens de consommation courante destinés aux consommateurs finals que sont les salariés. Cela se fait aussi avec l’industrie de l’armement dans d’autres modèles dans les années 70.
Petit problème, genre « incohérence de scénario » : la théorie classique explique que c’est parce qu’il y a des profits que les investissements sont décidés. Or, les Toambapiks  font le contraire !
Il est alors expliqué que l’investissement est la part de profit qui revient à l’entreprise (1 part pour le salarié, 1 pour l’employeur, 1 pour l’entreprise).
Mais nouveau problème : comme toutes les entreprises font la même chose, pour une même production, seule la concurrence et l’habileté dans la diversification et le vaste choix permet de se démarquer.
Cependant, pour effectivement créer du profit, l’investissement doit réaliser la baisse des coûts de production du bien final sans toucher au salaire horaire du travailleur, ce qui entraîne une augmentation de la productivité.
Se met donc en place une industrie de matériel agricole avec des travaux sur commande. Ces biens d’équipement relève du monopole de la sœur du gouverneur de la banque centrale (barrières, binettes, canaux d’irrigation …).

Nous voici donc avec une nouvelle donne économique :
– 20 ouvriers agricoles travaillent sur 20 terres
– il y a 4 productions réalisant 100 kg
– 5 ouvriers industriels sont répartis sur 5 ateliers et réalisent 20 Topics de biens
chacun touche 4 Topics la semaine de travail, quelque soit le travail réalisé
les 20 Topics de l’industrie correspondent aux 20 Topics des bénéfices agricoles des propriétaires
– la banque avance les fonds pour les salaires et les investissements
– comme l’industrie évalue à 5 Topics sa « matière première », elle vend pour 25 Topics au secteur agricole.

De la sorte, la banque centrale doit prévoir :
– 80 billets pour les salaires agricoles et 20 autres pour l’achat de matériel agricole
– 20 billets pour les salaires industriels et 5 pour l’achat de matière.
Le prix des denrées redevient 1 Topic pour 1 kg pour « absorber » le prix de l’investissement.
Une incohérence de scénario veut que seul un atelier s’occupe de « ramasser » la matière première qu’il revend en tant que de besoin aux autres ateliers.
Le prix pour le consommateur final couvre les salaires et l’investissement. Les propriétaires disposent d’une production spécifique et de divers biens d’équipement industriel. Le prix est donc plus que la valeur de la main d’œuvre et le profit est purement « matériel » (pas de l’argent). Avec l’investissement, la dépense n’est plus un coût parce qu’elle reste dans l’entreprise.
Ceci s’entend sous la réserve de l’usure, de l’obsolescence du matériel qu’il faut alors comptabiliser avec une colonne « dotation aux amortissements ».

Chapitre 8 : L’âge d’or

Le temps passe et la production tant agricole qu’industrielle s’améliore grâce aux outils et à l’habileté des ouvriers. La production augmente donc et les prix peuvent baisser tout en enrichissant ouvriers et propriétaires. De nouveaux ateliers s’installent en concurrence des premiers ouverts. Tout augmente mais toujours en respectant le rapport entre chaque composante (productivité/investissement/profits).

Le profit, tiré de l’investissement, est financé par l’achat de denrées alimentaires par les salariés de l’industrie, denrées qui ne sont plus conservées (ou échangées) par les propriétaires.
Ceci remet en cause l’immuable loi de Say : 1 salaire = 1 production.
Nous nous retrouvons donc avec la loi de Karl Marx :
1 salaire + un investissement = 1 production
et comme 1 salaire < 1 investissement = exploitation

Cependant, il est possible de dire aussi que :
1 salaire + 1 profit de l’industriel de bien d’équipement = 1 production et le capital « machine » du producteur agricole représente son profit.
Et c’est parce que le bien produit circule dans l’économie qu’il existe une exploitation de l’ouvrier. Enfin, le profit provient de la dépense d’investissement qui permet à son tour une augmentation de la demande. Ce n’est donc pas l’offre qui créé la demande.
C’est la dépense (en investissement agricole) qui fait les revenus des propriétaires et des ouvriers.
C’est aussi la dépense qui crée l’exploitation ouvrière.
Mais encore faut-il que nous soyons dans le cadre d’une propriété privée de la terre, cultivée par des ouvriers …

Quant à la loi de Michael Kalecki proprement dite :
profit brut = investissement brut + consommation capitaliste.
C’est parce qu’il y a investissement qu’il y a profit.
Ce qu’investit un propriétaire industriel doit se retrouver dans la création d’un bien de consommation, sinon il y a une rupture des « équilibres comptables » (la dépense de l’un est la recette de l’autre … cf. page 166)

Chapitre 9 : La loi de Kalecki

Comme la richesse est un « capital d’investissement », les propriétaires n’ont plus la part de nourriture comme avant (ils vendent toute la récolte). Et les épouses rouspètent car elles doivent à leur tour travailler pour avoir de quoi acheter à manger !
Alors est inventé le dividende !
En empruntant le montant du dividende à la banque, nous avons la création d’un nouveau pouvoir d’achat (p.176).
Cette avance bancaire est analysée par le gouverneur de la banque centrale comme un effet de cavalerie parce qu’il s’agit d’une avance sur une richesse qui n’existe pas encore. C’est comme l’investissement par rapport à l’augmentation de productivité qu’il induit, mais cela, il ne le voit pas au motif que l’investissement est une « machine-outil »!
Le gouverneur fait observer que si le dividende devient « démesuré » le prix du travail (salaire ouvrier) sera écrasé, le prix des biens (industriels et agricoles) augmenteront pour « absorber » ce surplus d’argent qui arrivera et les ouvriers se rebelleront …
D’un point de vue pratique, la notion de « démesure » est à géométrie variable tant la pression des administrateurs est sans limite. Tout devient « bon » pour ceux qui veulent recevoir et s’organiser une agréable retraite, avec les « mêmes » revenus comme du temps de « leur splendeur », c’est à dire du temps où ils étaient des « actifs » …

Dans l’entreprise, il faut comprendre que tout les « acteurs » «économiques sont « payés de leur peine, à savoir :
– l’ouvrier avec son salaire
– le secteur d’équipement (machines) avec les investissements financés par les producteurs
– le propriétaire (actionnaire) est payé en dividende ET en enrichissement de son patrimoine (puisque l’entreprise dégage des richesses constatées d’un exercice à l’autre, en principe!)

Enfin, selon la loi de Kalecki, les profits de propriétaires sont des dépenses d’investissement et des dépenses de consommation.
Donc, avec la hausse des prix couplée à la baisse du pouvoir d’achat des salaires, nous assistons à une nouvelle rentabilité de terres jusqu’à présent inexploitées (un peu comme le gaz de schiste actuellement ou les forages « deep water » pour le pétrole au large de la Floride et du Mexique )

A la page 184, Happystone pense que la « foi » dans un profit à venir pousse à la dépense d’investissement. Il observe également que le salarié dépense ce qu’il gagne tandis que le capitaliste gagne ce qu’il dépense !

Chapitre 10 : La fin de l’âge d’or et le capitalisme financier

Subtilement, Happystone se dégage de la direction et de la responsabilité des affaires de l’île et regarde passer les événements. Il remarque donc que la banque centrale et les propriétaires ne sont plus sous une quelconque surveillance d’organisme ou du gouvernement de l’île lui-même !
Il constate aussi la fin du développement continu et ininterrompu de l’économie et la production connaît des baisses et ses rares progressions sont de moins en moins fortes. Enfin, les sommes consacrées à l’investissement sont de moins en moins importantes (en volume d’argent et de projets).

Happystone a même l’impression que l’investissement est limité par le fait que les dirigeants ne croient pas que ce qui sera investi garantira une croissance de la productivité et donc celle des gains, comme avant.
Bref, la foi aurait disparu, comme si tout avait été fait et qu’il n’y aura plus rien qui procurera une « nouvelle révolution » économique. Un peu comme si tout avait été fait et dit et que tout le monde en avait été pourvu. L’immobilisme guette! ( un peu comme lorsque la Chine décréta un jour que toute innovation était bannie car en l’état, l’empire était « parfait » avec l’empereur ….)
Il n’y a pas de nouveautés dans les marchandises. Tout tourne autour des biens et du désir de les posséder. En n’envisageant pas qu’il puisse y avoir de réelles nouveautés, alors les investissements s’effondre.
De telle sorte qu’un atelier (matériel d’investissement/machine-outil agricole) représentant 1/5 de la création de richesse entraîne plus que 1/5 de la baisse de l’activité économique globale au point qu’apparaît le chômage (structurel) et l’inflation (hausse des prix pour compenser la baisse des volumes des ventes). C’est la stagflation.

Le défaut de gain de productivité couplé à la demande d’augmentation des salaires créé l’inflation, sans oublier le manque d’investissement (ce qu’oublie de redire l’auteur !).
Nous aurions donc du chômage par manque de productivité. C’est paradoxal !

Par contre, pour les autorités locales, banque centrale en tête, inflation et chômage sont  liés. En plus, l’accès au crédit (celui qui avance les salaires et les fonds pour les investissements) serait la cause des facilités et des satisfactions des revendications et de la demande globale (consommation et production). Elle veut donc réduire l’accès au crédit alors qu’il faudrait obliger à investir dans un « truc » qui fait rêver. (p.202).
Donc, pour la banque centrale, la faute revient aux salariés et aux crédits (qui pourtant, ne sont que des avances, donc de l’argent anticipé et non un coût!). Selon elle, les salaires et les emplois doivent être menacés pour résoudre le problème. C’est une fausse solution qui permet de remettre en cause la négociation collective des salaires et des protections sociales … Cela fait comme un écho à l’actualité

Deux phrases résument bien la situation :
– Contre le chômage, il faut que l’ouvrier aille chercher du travail
– Aller aux champignons ne fait pas pousser les champignons

(p.206). Le capitalisme financier : il apparaît lorsque les propriétaires de l’entreprise ne travaillent pas ou plus mais conservent le bénéfice des profits pour eux et non pour l’investissement. Du coup, toute recherche de rentabilité est orientée pour le seul dividende et les exigences de taux des profits augmentent, autour de 15%, soit une multiplication par 2 ou plus.
L’investissement a donc pour seule finalité que de permettre la réalisation de ce ratio de profit (PER – Price Earning Ratio?)
En conséquence de quoi, les investissements diminuent entraînant la fermeture d’entreprises de biens d’équipements ce qui favorise et amplifie le chômage.

Dilemme : comment faire plus de profits à distribuer quand les investissements baissent et que tout le monde produit sensiblement la même chose ?
En distribuant comme dividende l’argent autrefois réservé aux investissements. Et parfois, certains empruntent afin de mieux verser lesdits dividendes (p.209).
L’argent des dividendes est alors «converti » en biens de consommation plus sophistiqués, voire ostentatoires (cf. les ultra-riches et leur blue jean incrustés de diamants …) ou des services.
Le travail des ouvriers sert la rente et non plus l’investissement et la richesse des biens. Le sens du « collectif » n’existe plus. L’inégalité de revenu devient donc « injuste » (faute de justification « investissement »).
Donc, pour « rééquilibrer » ce sentiment d’injustice, la banque centrale organise l’endettement des ouvriers (comme Bush, au Royaume Uni et la promotion gouvernementale du Crédit Hypothécaire avant la crise des subprimes).

Chapitre 11 : Epilogue, page 215 et suivantes.

Il y a une mise en perspective entre la fable et la réalité, la dictature des actionnaires … En exigeant la re-socialisation de l’entreprise et de la banque … vaste chantier ! Mais qui le souhaite ?

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European civis sum ! Είμαι Ευρωπαίος πολίτης !
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