Les stéréotypes ont la vie dure …


Lundi 27 avril 2015, 7h25 du matin …
A l’antenne de France-Info, le journaliste veut vérifier la véracité des propos de madame Eva Joly concernant l’exigence de quota de genre en Norvège et la réussite des entreprises à la suite de cette mesure.

Donc, avec l’exigence de 40% de femmes siégeant dans les Conseils d’Administration, l’élue écologiste évoque l’amélioration de la vie des entreprises concernées.
Hélas, le journaliste relève le résultat d’études sur le sujet, mettant à mal cette affirmation.

En effet, consécutivement à l’exigence de féminisation les cours des entreprises cotées se sont effondrés (ou presque avant même qu’elles n’entrent en fonction). en plus, les sociétés ont augmenté leur taux d’endettement et embauché du personnel …
Cette première salve laisse entendre que les « nanas » sont un élément dépréciatif au point de dévaloriser une structure (comme certaines personnes sont capables de faire perdre toute confiance à leur propre camp …), d’affreuses dépensières (Monsieur rapporte les sous, Madame les dilapide en frivolités diverses …), irresponsables car elles recrutent du monde (sans doute pour cancaner un peu plus, comme les insupportables pipelettes qu’elles sont …) alors qu’il est de notoriété qu’une entreprise qui « dégraisse » voit ses ratios s’améliorer et ses cours progresser.
Bref, les « filles » ne comprennent rien au monde des affaires.

A telle point, qu’en effet, les études citées en référence expliquent ces errements féminins par la jeunesse et donc l’inexpérience de ces dames, malgré leurs diplômes ( propos en totale contradiction avec la notoriété de la meilleure réussite des filles, quand elles investissent un secteur d’étude supérieure …), obtenus dans les mêmes écoles que leurs collègues masculins …

Le journaliste oublie juste un petit peu que l’un des problèmes expliquant les difficultés économiques actuelles est lié à l’idéologie libérale qui veut que l’entreprise doit surtout distribuer du dividende avant d’envisager d’améliorer la masse salariale, distribuer du dividende avant d’investir dans le matériel ou des compétences humaines, distribuer du dividende au lieu de souscrire des emprunts en plus des richesses réinvesties pour maintenir la compétitivité de la structure …
Si la présence des femmes permet de remettre un peu en cause cette posture économique, tant mieux !
Si le journaliste avait eu la présence d’esprit de s’en apercevoir, cela aurait été préférable puisqu’il aurait été plus dans son rôle de défricheur et d’interprète des propos tenus par  les uns et les autres.
Mais, peut-être, que les propos d’une femme, politique, écologiste et défroquée de la magistrature financière dispense d’une certaine critique face à des « études » bien sérieuses, des thèses, anglo-saxonnes (Anglaise, Danoise, Norvégienne … lire en fin d’article de la radio) avec des auteurs tant féminins que masculins.

Reste qu’il demeure la question cruciale non élucidée : pourquoi les femmes accédant aux structures de décisions ne pratiquent-elles pas la même théo-économie que leurs collègues masculins, issus des mêmes écoles ?

 

Fultrix.

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