« Après la Démocratie » – Chapitre 7 : Lutte de classes ?


Aux USA et en Europe, dans le milieu des années 1970, il est visible que :
– syndicalisation et idéologies déclinent
– L’individualisme augmente

En conséquence de quoi, la « gauche » est sans ancrage ouvrier, le financement du parti relève des finances publiques ou des « gros » donateurs et non plus du militant de base.
Autre problème : l’appartenance socio-professionnelle remplace la conviction idéologique (catho contre laïc) dans la façon de voter, en plus de la tranche d’âge.

Pour l’auteur, quand un parti se coupe de sa base, une autre formation,plus extrême (FN), la récupère. Et quand un électeur perd son travail, il vote selon les « promesses » dont il pourrait bénéficier et plus le risque est grand, plus il vote FN.

Le diplôme ne protège plus du chômage, à la différence des années 1990. C’est à cause de la mondialisation : la Chine concentre la population d’ouvriers tandis que l’Inde concentre celle des informaticiens.

Avant, cadres et dirigeants d’entreprises étaient « complices ». Ils avaient une unicité de point de vue. Les écarts de revenus (pas forcément que des salaires !) entre les plus pauvres et les plus riches étaient faibles (de 1945 à 1998). Ce n’est plus le cas sous Chirac (98/06). Nous faisons désormais comme chez les anglo-saxons (qui eux, connaissent la chose depuis les années 80).

De sorte que, pour vivre « protégé », à l’abri, il faut avoir un capital parce que le diplôme seul n’y suffit plus. Pour avoir le « pécule », il faut donc amasser des bonus, des stock-options, etc. …

Le salaire moyen effectif perçu stagne depuis les années 1980 et a baissé entre 2003 et 2007. Le Public a connu le même soucis en euro constant et même une baisse entre 1996 et 2005.

Quand tout le monde en aura pris conscience, la notion de « classe »reviendra.

Une conscience de classe sans croyance religieuse est-elle possible ? L’Histoire n’a pas encore amorcé de piste.

Une frange nouvelle de diplômés se paupérise, au point de devoir s’excentrer dans sa propre cité, sa région : c’est le BoBo.
« Supérieur » par ses diplômes mais « inférieur » en revenus par rapport à ses ainés. Alors, il vote à gauche.
La preuve que l’appellation BoBo est une illusion d’effet de mode (et donc un effet de crise).
Leurs difficultés les faits voter à gauche ce qui entraine parfois des basculements de ville lors d’élections.

Quand on est « trop » riche, les soucis sont :
– une ignorance des besoins et difficultés des gens ordinaires
– l’accumulation, à un niveau donné, ne sert plus à rien puisque l’on a tout. Par contre, on se retrouve avec des peurs fondamentales : maladie et mort contre lesquelles l’argent ne protège pas.
– L’ennui vous gagne. Dieu, ses bonnes œuvres et la bonne conscience n’y sont plus.
– Il ne reste donc que l’envie de transformer la multinationale en Etat (avec un budget supérieur à celui d’un pays) ou bien casser l’Etat qui possède d’autres pouvoirs forts enviables (la monnaie, la force armée).

Le moyen pour y parvenir est la financiarisation de l’économie.
Ce phénomène est connu depuis l’origine du capitalisme industriel et analysé comme une maladie.
Le financier est un prédateur, l’industriel est un bâtisseur. Nos élites, avides, s’alignent sur le modèle anglo-saxon alors que les « gens ordinaires » restent « indépendantistes ».

Rome a connu ce problème et la fiducie. LA solution a été le passage au christianisme d’Etat, entr’autre.

Le « choc des civilisations » de Huntington (livre de 1996) vise la Chine. Mais les attentats du 11/09/2001 procèdent à une relecture au détriment de l’Islam.
D’autant qu’il y a un problème avec la Chine :
– comment la critiquer alors que tout le monde délocalise chez elle, forme moderne du colonialisme commercial ?
– Comment prétendre « dominer » la Chine alors qu’économiquement, c’est elle qui nous tient ? (cf. les terres rares, les mesures de rétorsions …) et qu’Elle a les mêmes prétentions hégémoniques que l’occident ?!

Le rejet du Traité Constitutionnel de l’Europe est-il un anti-néolibéralime ou un anti-Européanisme à cause du « dumping social » ?

Historiquement, face à un même problème, diverses solutions peuvent être retenues.
La plus parfaite illustration est le cas de la crise de 1929.
L’Allemagne choisi le Nazisme tandis que la France opte pour le Front Populaire.

En votant « Hollande », les gens voulaient des lois améliorant leur sort. Ils sont déçus avec les réformes menées ou envisagée (de la retraite, des allocations familiales, du gel des tranches d’imposition …).

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