« Après la Démocratie » – Chapitre 6 : Le libre-échange contre la Démocratie


Le libre échange est un marché de dupes qui ne dit pas son nom.
Ceux qui en sont déjà victimes ou peuvent le devenir, l’ont très bien compris.
Il en est de même pour nos élites mais qui surtout ne le disent pas, surtout chez les grands noms de l’économie (exemple Patrick Artus …).

L’apport de Keynes, que tout le monde oublie, est de dire que l’action économique de l’Etat est de servir la liberté. Cette analyse date des suites de la crise de 1929.

En France, penser l’avenir de la société se fait hors la « science de l’économie politique ». C’est culturel. C’est différent chez les anglo-saxons. Donc, pour savoir comment remettre en cause les choix économiques, il faut lire les productions anglaises ou américaines ou alors, en version française un peu à contre-courant, messieurs Greau et Saphir.

Aux vu des évènements, il faut revenir au protectionnisme car produire dans un pays, pour vendre dans un autre, revient à dire que le salaire est un coût et non plus un moyen pour augmenter la demande intérieure du fait de l’augmentation du pouvoir d’achat.

Le libre-échange débridé génère des tensions politiques internationales induisant la haine entre les peuples, tout aussi bien que l’autarcie totalitaire, idéologique.
Mais ceux qui le savent se taisent pour profiter encore un peu des dernières richesses.
Ils en pâtiront eux aussi, à la fin, parce que leurs enfants seront bien moins lotis qu’eux … C’est le problème du « vivre ensemble », en société !

Au PS, il est de bon ton d’être libéral (Delanoë, Lamy, Strauss-Kahn). Même ceux qui critiquent sont entourés de conseillers qui annoncent le libéralisme et il n’existe pas de proposition concrète pour remettre en œuvre la critique.
Pourquoi ?
Parce que la gauche est internationaliste et s’inquiète de l’humanité …

Sauf que les « pays en voie de développement » nous taillent des croupières avec leur population tout autant éduquée que les nôtres, avec un esprit de revanche sur l’histoire, lié à la colonisation.
En plus, ces « autres » sont plus ou moins dans un régime démocratique, plus ou moins libéraux, plutôt inégalitaires en droit ou en fait dans leur famille ou dans leur société civile.

Bref, la doctrine du PS est inchangée alors que le monde mute !
Ce grand écart entre la doctrine et la pratique est tout autant un problème « interne » pour la Chine alors que c’est « normal » en Inde (les castes sont encore pratiquées malgré l’interdiction !).

Mais dans ces deux grands pays, l’alphabétisation progresse, tout comme la pression « mondialiste » pour leur « bas coûts ».

Et tous les « riches locaux » investissent à l’étranger (USA et la dette détenue par les Chinois …) donc, au détriment de leur économie interne … et « leurs » pauvres s’en souviendront un jour …

De plus, au PS, il y a beaucoup de fonctionnaires épargnés par les délocalisations. Les préoccupations des grands commis de l’Etat sont identiques à celles des grands industriels ou des financiers : faire carrière, mener sa barque dans un monde qu’ils dominent…

oOo

 

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Un commentaire pour « Après la Démocratie » – Chapitre 6 : Le libre-échange contre la Démocratie

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