Privatisation d’entreprises publiques : le cas Canberra


Le secteur nucléaire connait de grosses difficultés depuis les « évènements » de Fukushima.
Il s’agit d’une industrie sensible à plus d’un titre, notamment pour des questions sanitaires que tout le monde comprend.

La presse économique s’est fait l’écho des difficultés d‘Areva (dans laquelle l’Etat dispose d’une participation). Elle est à la recherche de fonds pour faire face à la désaffection des clients pour ce secteur. Pour y parvenir, l’entreprise organise la cession d’une de ses filiales (Canberra) au profit de la société privée de Capital investissement Astorg Partners. Cette dernière procède à un montage complexe de FCPR (Fonds Communs de Placement à Risques) afin de prendre le contrôle de la structure cédée.

Cependant, la société Canberra avait le statut d’entreprise publique. Elle intervient dans la fabrication de matériels de mesures nucléaires et de radioprotection, secteur sensible.
Comme il s’agit d’une multinationale, dans un secteur stratégique, avec un acheteur de droit français, il était nécessaire de recevoir des autorisations de cession aux Etats-Unis (entr’autre pays d’implantation), auprès de la Nuclear Regulatory Commission (nrc).
La chose semble faite , et dans la transparence lisiblement …
Il restait à l’Etat de rédiger un décret afin de transférer l’entreprise du secteur public vers celui du privé. Il vient de sortir le 5 juin dernier.

Evidemment, les appareils de mesures ne sont pas le cœur du métier d’Areva.
Evidemment, l’entreprise a besoin de fonds à moindre frais pour se financer.
Malgré tout, je trouve dommageable que cette industrie passe sous le contrôle de ce type de société financière, à l’image sérieusement écornée depuis trop longtemps (souvenons-nous des fonds de pension, des fonds « alternatifs ») pour qui le « long terme » est défini à moins de cinq années !…
Investir dans tout et n’importe quoi (secteurs sans cohérence les uns avec les autres) n’a pour stratégie que la financiarisation de l’économie, source de nos maux économiques actuels.

Décidément, nous n’avons pas les mêmes valeurs.

Fultrix.

Les temps semblent difficiles pour les investisseurs. Astorg n’est plus acheteur, faute de  plan de financement abouti. C’est bête, hein ?

 

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A propos fultrix

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Un commentaire pour Privatisation d’entreprises publiques : le cas Canberra

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