Moi, libéral, toi, exangue !


La crise de 2007 continue de ravager le monde réel.
Face à un même désastre, deux réponses sont possibles … bien que certains s’obstinent à vous convaincre qu’il n’existe qu’une seule solution, la leur … à leur avantage !

Ainsi, quand l’Islande découvre la catastrophe bancaire qui ruine le pays, s’ensuivent des élections anticipées permettant le large renouvellement de la classe politique.
Une « révolution électorale » entraine alors la rédaction d’une nouvelle constitution et la refonte complète du système bancaire et des pertes sèches, pour les clients spéculateurs-tricheurs fiscaux.
L’Islande n’appartenait pas à la zone euro et n’a pas fait appel au FMI. Son poids économique pour l’UE était si faible et la défaillance de ses banques si consécutive à la chute de la banque Lehman Brothers, que les autorités européennes n’ont pas pu contrecarrer les décisions prises par le gouvernement de l’époque.
L’Islande est encore là et son gouvernement « indépendant » de la Commission Européenne.

Dans une autre démarche, la Grèce subit le joug de la Troïka (commission, FMI, BCE) et son économie plonge, sa population se désespère ou s’exile, ses richesses sont cédées à vil prix aux « étrangers ».

Aujourd’hui, Chypre découvre que pour renflouer ses banques, le gouvernement, face aux exigences germaniques (le pays et certains membres de la BCE) n’a pas trouvé mieux que de taxer « le bas de laine » des déposants bancaires. Les mots « racket » et « vol » me viennent à l’esprit.
Les autres hommes politiques européens jurent qu’il n’existe pas d’autre solution.
Pourtant, devant le tollé et l’indignation de la population, sans parler des riches russes et de leur président, un assouplissement est envisagé … mais sans remettre en cause la responsabilité des financiers eux-même, hein !

C’est quoi ce choix autoritaire et totalitaire ?!
C’est de la dictature financière sous couvert de démocratie. Une dictature basée sur la peur (de perdre son travail, de perdre ses placements, de payer plus d’impôts et de taxes, de « finir comme en Grèce), sans projet de société à long terme (tout est à 6 mois d’échéance, comme communication des résultats intermédiaires pour les actionnaires) mais surtout dépourvu de légitimité électorale !
Cela n’est possible que parce que le pouvoir politique a renoncé à s’imposer. C’est la défaite de la pensée, politique cette fois, pour plagier un ouvrage d’Alain Finkielkraut, née  à la suite de la chute du mur de Berlin.

Fultrix.

Mise à jour en date du 19/03/2013 :
Et en gens bien courageux, personne n’assume la « bonne idée »…

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A propos fultrix

European civis sum ! Είμαι Ευρωπαίος πολίτης !
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2 commentaires pour Moi, libéral, toi, exangue !

  1. je n’y crois pas ….quel est ce discours, Fultrix ? voyons voyons : vous devenez rouge …de colère.
    La Grèce « subit le joug de la Troïka » et vous avez bien raison de le rappeler, pour Chypre vous faites allusion à du « racket » et du « vol ». Vous devenez partiale ( du coté des racketés) , ça ne me gêne pas . Bien sur, qu’a -t-on fait de l’Europe qui protège ?
    Pour sa défense l’euro groupe et sa clique d’incapables comme Junker ( l’ex-président de la zone qui n’a rien vu venir de la crise de l’euro pendant 10 ans) propose de fédérer les banques autour d’une seule et même idée  » l’interêt bancaire supérieur  » . On pourrait penser que cet impératif financier relève de la logique financière pure et simple . Faux. Elle devient politique lorsqu’elle accable les peuples européens d’une austérité inacceptable . On n’a pas fait l’Europe pour vivre l’austérité, c’est clair non ! et l’austérité pour les gens du peuple c’est le chômage . C’est quoi cette austérité qui favoriserait le chômage, cette politique économique européenne qui oublie qu’elle est au service des populations et non l’inverse.
    Dictature financière, dites vous , certains ( vous voyez qui parmi les têtes dures que vous connaissez) parlent de coup d’Etat financier. S’émanciper de l’oppression financière c’est commencer à agir de façon un peu plus compatible avec une authenticité humaine qu’il n’est pas mauvais d’avoir en ligne de mire, n’est ce pas.Cette Europe qui n’en est pas une , ça me hérisse le poil .

    • fultrix dit :

      Le rouge me va bien au teint, si j’en crois ma mère.
      Et puis, il faut savoir s’indigner !
      Je passe pour quelqu’un de particulièrement à cheval sur les principes (donc invivable au quotidien),avec prioritairement celui de la vérité. Alors, dès qu’il y a une « triche » quelconque suivie d’une injustice pour « réparer » les dégâts, je réagis avec beaucoup de tempérament.
      L’absence de régulation (textes ET contrôleurs dotés de pouvoirs de sanctions efficaces) favorise la triche des plus « gros »,suivi (l’effet de l’exemple et de l’impunité) par la multitude des plus « humbles ».
      Le gouvernement précédent nous a promis la fin des paradis fiscaux. Les « points noirs » sont devenus gris donc Rien n’a changé.
      L’actuel et l’ancien gouvernement nous ont promis la taxation ou la fin des retraites chapeau, stock-options et autres réformes du système financier et RIEN n’a changé.

      Autre réflexion sur la dictature des « financiers » qui agissent comme des féodaux modernes : en fraudant le fisc, ce n’est pas tant l’Etat que l’on prive de ressources, c’est aussi une façon de cracher sur le principe d’Egalité pour l’ensemble des membres de la Nation. C’est pratiquer l’élitisme ou la lutte de l’oligarchie, classe supérieure par son seul patrimoine et sa morgue.
      Faute d’argent, il faut renoncer aux soins (dès la maternité !), aux savoirs et au développement de cerveaux raisonnant par eux-même (parce qu’ils ont appris à le faire par la lecture, la compréhension des textes et l’orthographe,sans oublier la maîtrise de la rédaction puis de la dissertation !) et au final à des formations professionnelles à haute valeur ajoutée …

      Cà y est, je recommence à m’enflammer !
      c’est que je sors d’un conseil de classe et que le comportement de certains est la parfaite illustration de ce que je viens d’expliquer.
      Je plaide pour la richesse intellectuelle, la culture, la diversité des individus et les capacités de l’esprit, la compétence.
      Sans tout ceci, point de respect pour la hiérarchie.

      C’était mon quart d’heure révolutionnaire.

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