Des courses lointaines !


Cette année, Vérone est notre folle destination estivale.

Triple folie : nous partons loin (plus de mille kilomètres), à l’étranger (et à 70 km du dernier épicentre sismique), avec les jeunes de la tribu (une gageure car au-delà de une demi-heure de trajet, « ils » s’énervent).

Notre solution « miracle » pour rouler dans la sérénité est la route de nuit. Levés à une heure du matin, partis à deux heures trente avec plaids, sandwiches et café en thermos. Mal réveillés, la jeunesse repart vite au pays des rêves.

Avec deux conducteurs chevronnés, une collection de cartes routières pour l’ensemble du parcours, un GPS et une feuille de route annotée, nous estimons faire face à la distance. Nos « relais-volants » sont de deux heures trente environs, calés sur le ravitaillement en carburant.

Pour le parcours en « terrae incognitae », la chance veut que mon coéquipier baragouine la langue de Dante. Me concernant, insupportable bavarde, je n’hésite pas à mélanger les idiomes (la locution « mélanger les langues » pouvait prêter à confusion pour les lecteurs ayant mauvais esprit …) et agiter les mains pour le faire comprendre … Cela fonctionne avec plus ou moins de bonheur. J’ai également une botte secrète : le guide de conversation, bilingue !

Rouler au pays n’est pas difficile. Nous maîtrisons les limitations de vitesses, la signalétique.
Malgré l’harmonisation européenne dans les années 70, il demeure des différences, sources d’erreurs …
Ainsi, grosse différence, les autoroutes françaises sont balisées de panneaux écrits en blanc sur fond bleu tandis que les nationales disposent de panneaux à fonds verts. En Italie, c’est l’inverse ! Un vrai piège à péage. Oui , parce que là-bas aussi cela existe, les péages !

Autre exception culturelle : l’aire de repos. Les autoroutes françaises en sont truffées. L’Italie ne connaît que la station service avec un vague stationnement et plus rarement encore, la table de pique-nique.

Que sont devenu l’art de vivre et les services de la prévention routière ?
Mystère !
Peut-être est-ce l’effet d’une trop grande décentralisation des services publics, nuisible à une « vue d’ensemble » ?!

Puisque nous évoquons les péages, là aussi, les billetteries sont différentes .
En France, nous avons le choix entre le passage au guichet avec un agent, une borne « carte bleue » ou un « accès réservé » pour l’abonnement prépayé. Cette diversité me perturbe parce que je ne maîtrise pas trop la signalétique « CB » et le « t » orange. Par contre, avec la carte bleue j’apprécie d’avoir une fente pour le ticket kilométrique , la carte et le justificatif de règlement.

En Italie, en l’absence du guichetier lors de la pause méridienne, j’ai découverts que la fente de l’automate avale tout : le billet et la carte bleue.
Dommage qu’aucune instruction d’utilisation par pictogrammes ou par écrits ne soit venues m’aider. J’ai dû me résoudre à appuyer sur le bouton d’aide … L’opérateur italien, francophone, peu aimable au demeurant, m’a demandé si j’avais la carte bleue puis m’a dit de la glisser dans la fente, un rien agacé que cela ne me soit pas venu à l’idée …

Stronso !

Malgré tout, je serais curieuse de connaître la façon dont opère l’automate pour distinguer ticket et carte de paiement (lecture optique, détrompeur ? S’il y a un ingénieur dans la salle …)

Enfin, preuve que l’Italie est au sud de l’Europe (même dans le nord du pays!) : la façon de conduire !
En fait, je crois qu’ « ils » conduisent comme ils se parlent : trop vite, trop près !

Moi qui adore les couloirs selon les vitesses, les distances de sécurité, les clignotants et le régulateur de vitesse, j’ai dû m’adapter au « pilotage à vue » … dans un trafic dense …

« Même pas peur ! »

Décidément, le trajet est déjà une aventure géographique et humaine !

Fultrix.

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A propos fultrix

European civis sum ! Είμαι Ευρωπαίος πολίτης !
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4 commentaires pour Des courses lointaines !

  1. mariethureau dit :

    Les aires d’autoroute en Italie, cela me rappelle un petit déjeuner pris sur le pouce avec un groupe d’élèves ! Alors que nous commencions à boire des cafés bien chauds et bien serrés, nous avons eu la surprise de voir des capuccinos décorés de coeurs s’aligner sur le comptoir devant les adolescentes de notre groupe ! Inutile de dire qu’elles ont manifesté bruyamment leur reconnaissance !

    • fultrix dit :

      Bonheur et horreur de n’être qu’une « bella ragazza » …
      Le nord n’a rien à voir avec le sud du pays.
      Mon co-pilote ne s’y est pas « retrouvé ».

  2. j’ai beaucoup ri…n’hésitez pas à aller voir le pâpe la prochaine fois , Roma , piazza San Marco, lieu de drague réputé.

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