« Une fraude presque parfaite » de W.K.Black – Chapitre VIII – Danny Wall « enfant du Sénat ».


Il est le successeur de Gray.

Lors de la cérémonie de passation de pouvoir, ni Wall, ni le président Reagan ne font l’éloge du sortant.
Il est convaincu que la politique de son prédécesseur a été un désastre.

Une reprise en main s’avère donc nécessaire : les pouvoirs publics et donc l’Etat sont LE problème et la FSLIC, une administration qui invente la crise des caisses d’épargne pour justifier son budget, ses contrôles et ses actions judiciaires …

Pour y parvenir, il renouvelle le personnel (en privilégiant les identités de vue et d’analyse ) et remet à plat le plan comptable afin de rendre solvable la FSLIC… parce que si la structure est dans cet état, c’est pour exiger un refinancement (ce qui est faux ! Il y a insolvabilité par manque de financement des caisses cotisantes aggravée par le renflouement des caisses à renflouer ).

En conséquence de quoi, selon Danny Wall, si les comptes affichent la solvabilité, le secteur va reprendre confiance et donc se redresser « comme par magie » parce qu’il aura confiance et inspirera confiance …

C’est donc le retour aux procédures d’indulgence, à la course à la croissance (sans se montrer exigeant envers la qualité du client ou en jouant sur la notion de prêt pour des opérations d’investissement à long terme), jusqu’au jour où une très grosse caisse est en état de faillite mais menace de tout « déballer » pour empêcher la FSLIC de lui dicter sa conduite sous prétexte de ne pas créer un mouvement de panique … Grosse caisse qui par ailleurs trafiquait les comptes de sa caisse de retraite, sans que les plus hautes instances ne réagissent.

Pourtant, d’autres structures de contrôle fédérales ou locales tente de résister. Mais le rapport de force joue en leur défaveur d’autant que le gouvernement fédéral ne les soutient pas, pour cause d’analyse économique idéologiquement contraire.

Les « meneurs » sont immédiatement menacés par diverses intimidations : menace de commissions d’enquêtes par leurs supérieurs hiérarchiques, menaces de procès avec forts dommages-intérêts de la part des caisses supervisées … Faute de soutien, il ne faut pas reprocher à ces fonctionnaires de lâcher prise face à ces murs d’argent qui compromettent leur existence : ils ne sont pas là pour sauver le système malgré lui, surtout faute d’opinion favorable du public (le statut de « lanceur d’alerte » n’est pas tout, encore faut-il avoir le « mental » fort pour faire face).

Danny Wall usera des forces des lobbies pour contrôler les parlementaires et les hauts responsables fédéraux. Ce mélange des genres entre intérêts privés et publics lui sera fatal, politiquement.

En attendant, l’auteur du livre et ceux qui le suivent, s’attache à constituer des dossiers techniques sur chacun des cas litigieux pour s’en servir le jour où le pot aux roses sera révélé (c’est à dire quand les plus grosses caisses feront faillite, sans espoir de redressement et que les parlementaires verront la facture, entraînant de multiples commissions d’enquête révélant des compromissions défrayant la chronique).

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