Pas de démission pour un « service commandé » ?!


C’est en substance ce que pourrait laisser entendre le refus de démissionner ou de démettre de ses fonctions un haut fonctionnaire, surtout lorsque ses fonctions l’amènent dans le secteur de l’Economie ou celui, plus sensible, de la Justice.

Après avoir eu à gérer de possibles conflits d’intérêts pour un ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée, nous découvrons maintenant des dossiers touchant la DCRI, l’IGS, et le ministère de la justice avec des magistrats, notamment du Ministère Public, en fort mauvaise posture.

Concernant le directeur de la DCRI (contre-espionnage), il est sous le coup d’une mise en examen (ancienne « inculpation » … les mots ont un sens : « culpa » la « faute », la « culpabilité ») dans le cadre de l’affaire Woerth-Bettancourt. Il doit sa nomination au Président de la République.

Après le contre-espionnage, voici l‘ISG (police des polices) qui se voit mise en cause pour avoir peut-être casser la carrière de hauts-fonctionnaires jugés trop à gauche, peut-être dans une manœuvre d’anticipation d’une victoire du PS … Hallucinant si les faits étaient avérés.

Toujours lié au monde judiciaire, voici qu’apparaissent les représentants du Ministère Public. Le procureur de Nanterre et celui de Marseille se retrouvent dans la tourmente, mise en examen pour l’un, plainte contre l’autre.
Un autre magistrat, au siège, se débat également dans des dossiers sensibles.

Ainsi, après les « grands serviteurs de l’Etat », tel que l’a démontré l’affaire Pérol, nous voici avec les « représentants de l’Etat », des exécutants et non plus des « décideurs », qui plus est, garants de la bonne application de la justice, mis en cause … cela fait furieusement désordre !

A la suite de quoi, pour le fonctionnaire « ordinaire », la commission de déontologie est investie par une nouvelle loi exigeant le passage au crible de toute tentative de « cumul » avec le secteur privé.
Voici ce qu’il ressort de ses nouvelles attributions : une misère mais aussi une honte !
– Une misère, pour tous les fonctionnaires qui tentent d’élargir leurs sources de revenus, faute de rémunération décente et se prémunir des risques en conservant leur statut (preuve qu’en dépit de tous les discours de nos dirigeants, le stress et l’incertitude ne rendent jamais plus performant les salariés, au contraire !).
– Une honte, d’avoir à s’appesantir sur les moins concernés par les dérives dénoncées par la presse et instruites par les magistrats du siège, tandis que les scandales se poursuivent !

Et pendant ce temps, les « bénéficiaires » ne sont pas inquiétés …
Ne croyez pas non plus qu’il s’agit simplement une affaire d’argent, il y a déjà mort d’hommes, à Karachi.

Fultrix.

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Un commentaire pour Pas de démission pour un « service commandé » ?!

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