Quand le grossiste ne détaille plus !


Courgette jaune !

Courgettes du jardin

C’est le printemps et une association organise son énième vente de plants potagers et floraux.

C’est une grosse organisation pour une petite association et pour deux jours de vente. Il faut des volontaires-vendeurs pour satisfaire rapidement les « clients » pressés, chargés de plateaux permettant d’emporter facilement les plants, avec du choix !

Le choix, tout est là !

Pour y répondre, contact est pris avec l’horticulteur habituel. L’entente est bonne, les prix, abordables.

Seulement, voilà, le choix va être restreint dans la variété des produits (tomates, courgettes, aromatiques …) et dans les spécialités (tomates rondes, longues, cerises, à couteaux, pour la sauce, rouges, jaunes, vertes, noires … j’en passe ).

Il est vrai que l’acheteur s’y perdait un peu, parfois.

Cette année, la restriction vient des contraintes posées par le grossiste auprès duquel s’approvisionne l’horticulteur.

Le grossiste, donc, refuse de vendre en dessous d’un certain volume. Or, le détaillant (horticulteur) est lui-même contraint de trouver un débouché certain pour les produits qu’il propose sous peine de perte car les plants sont périssables.

C’est l’infernale quadrature du cercle !

Qui va accepter de supporter le risque de conserver des invendus ?

Comment faisait-on il y a encore une année ou deux ?

Pourquoi assistons-nous à une telle crispation ?

Cet exemple horticole est transposable dans de nombres d’autres productions et professions.

Je ne parviens pas à trouver un début d’explication …

Quelqu’un pourrait-il le faire ?

Fultrix.

Mise à jour en date du 22 Mai 2011:
Pour moins de 300€ d’achat à l’horticulteur, l’association a réalisé un bénéfice de 35€ …Une misère !
Interrogé sur les difficultés de sa profession, le professionnel reconnait une baisse d’activité constante depuis plus de 3 années. Il remarque que les Anciens ne fleurissent plus leur jardin parce que l’âge et les difficultés articulaires sont là. La terre est basse et elle est dure ! Les quadragénaires n’ont pas le temps de jardiner, ils ont d’autres centres d’intérêt, sans compter ceux qui pratiquent le fleurissement « sauvage » (jachère fleurie) ou plantent des variétés ne nécessitant pas de soins particuliers, ou disposent d’un paysagiste qui leur livre un jardin clef en mains et sans soucis.
L’inquiétude vient de la jeune génération : en voulant occuper un enfant de la famille, il s’est aperçu lors de son passage sur les marchés que son « commis » avait toutes les peines du monde à rendre la monnaie, incapable de calcul mental ! Le professionnel n’en est toujours pas revenu parce qu’il avait affaire à un ingénieur diplômé ! Vertigineux !
Concernant la difficulté d’exercer, il se plaignait également de la concurrence déloyale des semenciers qui externalisent en Chine, au Kenya ou ailleurs les productions de graines et de plants … Il est incapable de faire face, financièrement.

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A propos fultrix

European civis sum ! Είμαι Ευρωπαίος πολίτης !
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